
Maurice Martenot fut radio-transmetteur
durant la première guerre mondiale. La pureté des
sons amplifiés par les lampes qu’il manipulait lui
donna l’idée de construire un nouvel instrument électrique.
Après une dizaine d’années
d’études et d’essais, il
présentera à l’Opéra de
Paris en 1928 son instrument, l’Onde Martenot, dont il va
dès lors continuellement faire évoluer la
technologie, des lampes vers les transistors,
jusqu’à sa disparition en 1980.
Cet instrument va susciter un répertoire riche de 1200 œuvres, dans tous
les styles de musique, de la variété à
la musique symphonique et à la musique de chambre, en
passant par la musique de scène et de film.
Après la fermeture de l’atelier de Neuilly,
l’instrument ne fut plus construit et pourtant,
les générations d’ondistes continuent
de jouer le répertoire, de solliciter des
créations
et d’enseigner à de nouveaux
élèves.
Il était urgent de construire un instrument
digne de continuer l’œuvre de Maurice
Martenot.
C’est en 1994, sous l’impulsion de Jeanne Loriod,
concertiste internationale, professeur au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris et auteur
d’un traité sur l’onde
(Ed. Leduc), que le CIOM, Cercle
Inter Ondes Musicales, est créé dans
le dessein de trouver un constructeur capable d’assumer
l’étude et la fabrication d’un nouveau
prototype d’instrument.
Ambro Oliva,
directeur de la Société
d’Etudes et d’Applications de la
Métrologie et mélomane,
touché par la richesse de l’onde, se propose de
construire un nouveau modèle d’instrument.
En 2005, l’ « Ondéa » voit le
jour : sa conception a été dirigée de
manière à ce que l’on puisse conserver
essentiellement le jeu traditionnel
que l’on puisse conserver essentiellement le jeu traditionnel
d’un long répertoire d’œuvres
tout en permettant une évolution
vers d’autres idées
d’interprétation. Mais la technologie
de construction a été complètement
modifiée et améliorée. Une extension
de pilotage d’autres instruments électroniques est
également prévue.